Politique

Algérie : Ali Aoun, un profil atypique pour booster l’industrie pharmaceutique

Accusé de corruption, associé au scandale de la banque Khalifa, condamné à une peine de prison avant d’être acquitté, le nouveau ministre revient de loin. Production locale et disponibilité des vaccins et des médicaments sont ses priorités.

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Mis à jour le 30 septembre 2022 à 15:40

Ali Aoun, ministre algérien de l’Industrie pharmaceutique © @Ministère de l’Industrie pharmaceutique

C’est un gestionnaire flegmatique, farouche défenseur de la production nationale de médicaments, qui est depuis le 9 septembre à la tête du ministère de l’Industrie pharmaceutique. Un poste ô combien stratégique, la pandémie de Covid-19 ayant mis en évidence une réalité que chacun connaissait, sans toutefois en mesurer toutes les conséquences : que ce soit en matière de vaccins, de médicaments ou de matériel médical de base, l’Algérie, comme le reste du Maghreb et du continent, est beaucoup trop dépendante des importations.

Professionnel expérimenté

Ces considérations ont sans doute pesé au moment de choisir un professionnel expérimenté pour diriger le ministère. Et de l’expérience, Ali Aoun, diplômé en chimie industrielle, en a à revendre. Nommé en 1995 président directeur général de l’entreprise publique de fabrication de médicaments Saidal, alors à l’agonie, sa mission est d’achever