Politique

Maroc : l’affaire Meriem relance le débat sur l’avortement

La mort d’une adolescente après un avortement clandestin a relancé le débat sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG). En ce 28 septembre, journée mondiale pour le droit à l’IVG, de nombreuses manifestations devraient être organisées.

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Mis à jour le 29 septembre 2022 à 12:31

Manifestation contre l’Article 453 qui punit l’avortement, près du Parlement à Rabat, le 25 juin 2019. © AFP

Une adolescente est décédée dans la nuit du 6 au 7 septembre dans la commune rurale de Boumia, à moins de 200 kilomètres, au sud de Fès. Âgée de 15 ans, Meriem tentait de mettre un terme à sa grossesse issue d’un viol. L’avortement a eu lieu au domicile de l’agresseur sexuel, majeur.  Il était présent, tout comme la mère de la victime, une faiseuse d’anges – sage-femme à l’hôpital de Midelt – et un anesthésiste.BCX0" data-ccp-props="{"134233117":false,"134233118":false,"201341983":0,"335551550":6,"335551620":6,"335559685":0,"335559737":0,"335559738":0,"335559739":160,"335559740":259}"> 

La mort de Meriem a relancé la polémique sur la pénalisation de l’avortement au Maroc. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #مريم (#Meriem) est largement repris depuis plusieurs jours, soulignant la colère d’une partie de la population marocaine. Le débat, régulièrement relancé faute de réforme législative, est porté par de nombreuses associations et militants, comme le collectif Moroccan Outlaws 490 ou le mouvement 7achak. En 2019 déjà, l’Association marocaine de lutte contre