Politique

Présidentielle chilienne 2013 : Bachelet II ?

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En colombie, en septembre 2012, avec le président Santos.

En colombie, en septembre 2012, avec le président Santos. © Fernando Vergara/SIPA

L’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, rentre de New York et, le 30 juin, participera à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle de novembre.

«Je rentre dans mon pays. » En quelques mots – en anglais -, Michelle Bachelet, l’ancienne présidente chilienne (2006-2010), a annoncé le 15 mars son départ de l’ONU Femmes, à New York, dont elle était la directrice exécutive depuis septembre 2010, avec pour mission de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes et de lutter contre les violences dont ces dernières sont trop souvent l’objet. Elle se félicite d’ailleurs que, depuis son arrivée, 130 pays aient officiellement signé une déclaration en ce sens.

Pourquoi cette démission ? Bachelet (61 ans) a vaguement évoqué des raisons personnelles. Mais dès le lendemain ses nouvelles ambitions politiques ont été dévoilées par Osvaldo Andrade, le président du Parti socialiste (PS) chilien. Le 13 avril, elle sera officiellement proclamée candidate d’une coalition de centre gauche (PS et Parti pour la démocratie) en vue des primaires du 30 juin, puis de l’élection présidentielle du 17 novembre. À la vérité, cette annonce n’a surpris personne. Peu avant Noël 2012, alors qu’elle passait quelques jours à Santiago, elle avait lancé à des journalistes à propos d’une éventuelle candidature présidentielle : « Nous en reparlerons en mars. »

Popularité

Lors de son départ du palais de la Moneda, en mars 2010, elle bénéficiait d’une cote de popularité exceptionnelle : 70 % d’opinions favorables. À en croire le Centre des études publiques, elle serait élue dès le premier tour avec 54 % des voix si elle venait à se représenter. Face à elle, les possibles candidats de la droite, qu’il s’agisse de Laurence Golborne (Union démocrate indépendante, 15 %) ou d’Andrés Allamand (Rénovation nationale, 7 %), ne devraient donc pas peser très lourd. « La droite [au pouvoir] a peur d’elle, car elle jouit d’un grand prestige et reste très populaire », explique Andrade.

Depuis l’annonce de son retour, le gouvernement de Sebastián Piñera s’efforce d’ailleurs de la discréditer en exhumant des erreurs qu’elle aurait selon lui commises lors du tremblement de terre de Concepción, dans le centre du pays, en février 2010. Mais le président sortant est lui-même affaibli par les manifestations étudiantes exigeant une réforme du système éducatif qui ont ponctué son mandat. C’est bien simple : il est le président le plus impopulaire depuis le rétablissement de la démocratie, en 1990 !

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