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Économie

Portraits croisés : l’avant-garde féminine de la finance verte

Concilier profits confortables et fort impact environnemental : c’est possible. Selon Lina Osman, Arvana Singh et Amal Benaissa qui, à Standard Chartered, Nedbank et Bank of Africa, sont décidées à bousculer les usages financiers sur le continent.

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Mis à jour le 11 octobre 2022 à 16:35

Amal Benaissa. © Gael FABRE

« Le continent est en train d’atteindre un point de bascule. Si on continue à ne rien faire pour préserver et réhabiliter son capital naturel, un effondrement rapide de la biodiversité aura lieu. » Ce diagnostic sans appel est signé Lina Osman, de la Standard Chartered. La banque britannique a récemment évoqué le chiffre de 95 000 milliards de dollars pour financer la transition des marchés émergents et leur permettre d’atteindre des émissions nettes de carbone d’ici 2060. Une somme colossale, sachant que le PIB mondial a atteint 94 000 milliards de dollars en 2021.

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Le chemin a été long pour l’établissement bancaire qui, en mai 2021, a été critiqué pour son hypocrisie climatique par l’influent groupe de pression Market Forces, pour avoir financé l’extraction de combustibles fossiles. Quelques mois plus tard, Standard Chartered nommait Lina Osman au poste de responsable régional de la