Société

Maroc : l’enseignement « alternatif » séduit de plus en plus de parents

Montessori, Freinet, Steiner-Waldorf, ou encore Reggio… Depuis 2011, les structures d’enseignement alternatif occupent une place grandissante dans le secteur scolaire privé marocain. Mais elles restent inaccessibles au plus grand nombre.

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Mis à jour le 20 septembre 2022 à 14:34

Ecole Montessori de Meknes© Facebook Ecole Montessori de Meknes Ecole Montessori de Meknes © Facebook Ecole Montessori de Meknes

En cette rentrée scolaire 2022, un nouvel établissement a fait son apparition dans le paysage éducatif de Casablanca : la Loppsi Kindergarten School, une crèche-maternelle inspirée du modèle pédagogique finlandais et qui vient s’ajouter à la liste des structures d’enseignement dit « alternatif » proposées aux parents d’élèves du royaume. Un phénomène qui ne cesse de se développer depuis l’installation à Casablanca, en 2011, d’une première école Montessori, la référence mondiale dans le domaine. Située dans une rue calme d’un quartier résidentiel, on y croise visages asiatiques et européens, et on y parle anglais et français.

Tarifs prohibitifs

Ici, contrairement au cursus classique, pas de CE1, ni de CE2. Encore moins de 6e ou de 4e. On rassemble les enfants par classe d’âge : 3 à 6 ans pour la « maison des enfants », et 6 à 12 ans pour la primaire. Dans les salles, pas de tableau noir, ni de rangées de tables, mais des petits ateliers. « Les élèves ne connaissent pas leurs notes », explique Aïcha Sajid, la directrice de l’établissement. Et les professeurs sont appelés « guides ». À la sortie, on croise l’enseignant de français, tatouage sur l’avant-bras, qui discute avec les élèves et la direction en toute décontraction, sans signe de distance hiérarchique.