Société

WikiLeaks – Gabon : l’agonie d’Omar et le stress d’Ali

Mis à jour le 18 avril 2013 à 12:37

Le document, daté du 2 juin 2009, est signé de Nathan Holt, chargé d’affaires à l’ambassade américaine de Libreville. Six jours avant le décès d’Omar Bongo Ondimba et alors que ce dernier se meurt lentement dans une clinique de Barcelone, le diplomate s’entretient avec Ali, le fils du président gabonais, alors ministre de la Défense, de cette période « très, très stressante », selon son interlocuteur. Sur la maladie du président, Ali confie à l’Américain que, depuis le décès de la première dame Édith Lucie Bongo [fille du président congolais Denis Sassou Nguesso] deux mois et demi plus tôt, son père est dépressif. À cela, il ajoute les complications du diabète et un affaiblissement général qui pourrait avoir un lien avec ses fréquents voyages au Maroc, où son épouse était hospitalisée.

Intraveineuse

Toujours selon Ali, cité par Nathan Holt, la santé du chef aurait également été altérée par un différend familial avec son beau-père, le président Sassou Nguesso, survenu lors de l’agonie de la première dame. Au cours du même entretien, Ali s’est plaint du harcèlement de la presse française, qui essaierait de vérifier par elle-même l’état de santé du chef de l’État, « jusqu’à s’introduire dans les chambres de la clinique Quiron ! ».

Par ailleurs, le diplomate trouve Ali Bongo, qui est de retour d’une courte hospitalisation à Paris, « amaigri et fatigué » par « des problèmes gastriques et intestinaux ». Il prend des médicaments et de la nourriture par voie intraveineuse, note l’Américain. Heureusement, relève-t-il, sa mère, Patience Dabany, veille personnellement sur la posologie de son traitement…

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