Économie

Guinée : la junte ne veut plus d’étrangers à la tête des banques

À Conakry, des dirigeants non-guinéens d’établissements bancaires doivent renoncer à leurs postes parce que la Banque centrale ne leur délivre plus l’agrément nécessaire à l’exercice de leurs fonctions.

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Mis à jour le 16 septembre 2022 à 18:46

Banque centrale de la Guinée Conakry, le 30 septembre 2013. © Jessica VIEUX/REA

Récemment, le Marocain Mostafa Dafir directeur général de la Banque populaire Maroco Guinéenne (BPMG) a été remplacé par son adjoint Ibrahima Kourama. Alors que du côté de la Banque islamique de Guinée (BIG), le Sénégalais Sidi Dieye cherche activement son successeur, chez United Bank for Africa (UBA) Guinea, c’est Antoine Cherif, DG adjoint depuis plus de quatre ans, qui succède au Nigérian Tony Odeigah.

N’étant pas de nationalité guinéenne, Bolaji Durojaiye, le patron de la filiale locale d’Access Bank pourrait être frappé du même sort que ses confrères étrangers à la tête de banques en Guinée. En effet, ces changements sont intervenus après que la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) a décidé d’appliquer une loi datant d’août 2013. Depuis la mi-juillet,  le régulateur bancaire revient spécifiquement à l’application de l’article 17 de ladite loi qui précise « sauf