Économie

Maroc : en difficulté, Diana Holding cède sa filiale d’embouteillage

Englué dans l’affaire Marie Brizard en France, le groupe Diana Holding cède sa filiale d’embouteillage à l’espagnol NABC. Objectif : se consacrer à l’agroalimentaire pur et amorcer son internationalisation en Afrique subsaharienne.

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Par - à Casablanca
Mis à jour le 13 septembre 2022 à 13:48

Rita Maria Znuber, lors de l’Africa CEO Forum (ACF) de 2019 à Kigali. © Pacifique HIMBAZA

En octobre 2020, Rita Maria Zniber inaugurait en grande pompe, à Tanger, une nouvelle usine d’embouteillage de Coca-Cola, la plus grande d’Afrique. Plus qu’un simple projet de développement de Diana Holding, dont elle a hérité en 2016 à la mort de son mari Brahim Zniber, cette unité incarnait les nouvelles ambitions de l’empire de l’agroalimentaire marocain.

Avec cet investissement de près de 50 millions d’euros, Atlas Bottling Company – filiale du groupe qui compte une autre usine à Oujda –, la capacité d’embouteillage de Diana Holding est passé à 90 000 bouteilles par heure, tous produits confondus.

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« Cette usine est l’une des plus performantes et des plus esthétiques de Coca-Cola, en Afrique mais aussi dans le monde », lançait la PDG en 2020 lors d’une visite guidée organisée en présence de l’ancien ambassadeur américain à Rabat, David Fisher, précisant que l’investissement, démarré en 2016, visait à couvrir la demande du marché « pour les dix années à venir ».

Un deal à près de 160 millions d’euros