Diplomatie

Maroc : Fassi Fihri, le retour

L'ancien chef de la diplomatie marocaine, Taïeb Fassi Fihri, à Rabat, en octobre 2011. © Abdelhak Senna/AFP

À l'initiative du roi Mohammed VI, son conseiller Taïeb Fassi Fihri a multiplié les déplacements pour parvenir à faire plier les États-Unis sur le mandat de la Minurso. Une efficacité qui contraste avec l'immobilisme du gouvernement marocain sur le sujet.

Ancien ministre des Affaires étrangères et actuel conseiller du roi, Taïeb Fassi Fihri a joué un rôle crucial dans le retrait, le 24 avril, de la proposition américaine au Conseil de sécurité de l’ONU visant à inclure un mécanisme de surveillance des droits de l’homme dans le mandat de la Minurso au Sahara occidental. À l’initiative de Mohammed VI, qui a par ailleurs téléphoné au président Obama en ce sens, « TFF » s’est rendu à Londres, Moscou et Pékin, avant d’atterrir à New York à la veille de l’ouverture des discussions. Un succès diplomatique qui met en lumière l’absence du gouvernement sur ce dossier.

« Contrairement à ce qu’on croit, rien ni personne n’empêchait le Premier ministre et son ministre des Affaires étrangères de prendre leurs responsabilités et d’aller à l’ONU pour plaider la cause », explique un proche du Palais, qui s’étonne qu’Abdelilah Benkirane ait choisi de se rendre au même moment à Nouakchott pour une réunion de la commission mixte maroco-mauritanienne, alors que Saadeddine El Othmani était absorbé par le jeu des questions-réponses au Parlement.

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