Économie

Sénégal : comment Heetch et Yango se disputent le marché des VTC

Arrivés presque simultanément sur le marché sénégalais, la société russe Yango et la start-up française Heetch tentent de s’imposer. Avec des stratégies différentes.

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Par - à Dakar
Mis à jour le 13 septembre 2022 à 10:45

Patrick Pedersen (Heetch) et Aïcha Niang (Yango). © MONTAGE JA

Ils sont arrivés presque en même temps sur le marché sénégalais. L’application Yango, filiale de la multinationale russe Yandex, est disponible depuis décembre 2021 à Dakar et sa banlieue. Une arrivée remarquée dans la capitale sénégalaise, où une campagne de communication offensive (et coûteuse) a été menée tambour battant : impossible de passer à côté des immenses affiches placardées sur les murs de la ville, des taxis jaunes floqués du logo de la marque, ou des publicités numériques. Un mois plus tard, c’était au tour de SunuHeetch, coentreprise partagée entre la start-up française Heetch (majoritaire) et deux partenaires sénégalais, de faire son entrée – plus discrète – sur le marché dakarois.

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Les deux acteurs du VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur), déjà présents l’un et l’autre sur le continent africain, sont d’accord sur un point. La vitalité du marché sénégalais où, en dépit des différents services de transport (cars rapides, bus, TER, taxis et entreprises privées déjà présents sur le marché), la « recherche de mobilité » des usagers est très forte. Voire trop pour les deux entreprises, qui peinent à recruter un nombre de chauffeurs suffisants pour garantir aux utilisateurs un service rapide.

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