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Économie

Maroc : au cœur du réseau de Karim Mounir, patron de BCP et antistar de la finance

De Casablanca Finance City à la CGEM, en passant par des cabinets de conseil renommés, le très réservé PDG de la Banque centrale populaire étoffe son réseau sans faire de bruit.

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Mis à jour le 11 octobre 2022 à 18:36

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LA GARDE RAPPROCHÉE – « C’est un homme qui fuit la lumière. » C’est ainsi que Mohamed Karim Mounir, PDG de la Banque centrale populaire (BCP), est décrit par son entourage. Propulsé en 2018 à la surprise générale à la tête d’un groupe stratégique pour le royaume – dont le total bilan consolidé se chiffre à 465 milliards de dirhams (44,2 milliards d’euros) –, l’homme cultive une discrétion sans pareille dans le milieu. D’extraction sociale modeste, Karim Mounir, 63 ans, a suivi un parcours d’ingénieur plutôt classique à l’École Mohammedia des ingénieurs (EMI), à Rabat, où il a obtenu son diplôme en 1982, comme Abdellatif Zaghnoun, grand commis de l’État, qui vient de se voir confier la direction d’une agence stratégique chargée des établissements publics après avoir dirigé la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), la Douane et les Impôts.

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Diplôme en poche, l’ingénieur démarre sa carrière, comme son condisciple, à l’Office chérifien des phosphates (OCP), alors dirigé par le célèbre homme d’affaires et ancien Premier ministre Mohammed Karim Lamrani. Il se fait remarquer pour sa rigueur et sa grande capacité de travail au sein du département Système d’information du géant mondial des phosphates.

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