Économie

Fibre optique sous-marine : Google et Meta, concurrents mais complémentaires en Afrique

Dans la course au déploiement des câbles sous-marins, Google bénéficie d’une longueur d’avance avec Equiano, tandis que Meta et son consortium 2Africa visent désormais un raccordement en 2024. Une double infrastructure très utile pour le continent.

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Mis à jour le 7 octobre 2022 à 10:43

Inauguration du câble sous-marin Equiano par le président togolais Faure Gnassingbé (g.) au port autonome de Lomé, le 18 mars 2022. © Twitter Faure Gnassingbe

Sidi Krir en Égypte, Gênes en Italie, Djibouti et Berbera en Somalie : 2Africa, lancé par Meta et huit partenaires (dont Orange, MTN, China Mobile ou Vodafone), n’a atteint que quatre villes à ce jour. C’est encore peu pour un monstre de 45 000 km, censé faire le tour de l’Afrique d’ici 2023. Son achèvement a récemment été repoussé à 2024, selon Paul Gabla, vice-président d’Alcatel Marine Networks, fournisseur de 2Africa (et d’Equiano) tandis que la mise en activité d’Equiano (de Google) qui longe la côte Ouest du continent, a été officialisée début septembre, un mois après son arrivée au Cap, en Afrique du Sud.

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S’il existe un tel écart d’avancement entre leurs projets, c’est parce que les deux géants ont choisi des stratégies différentes. « 2Africa est un consortium, alors que Google construit ce câble pour lui-même », résume Thomas King, CTO de DE-CIX, l’un des principaux fournisseurs