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Faure Essozimna Gnassingbé, le  21 avril 2022 à Cinkassé, dans la région des Savanes. © Emmanuel Pita

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Togo : le prix de la stabilité

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Société

Au Togo, la vie chère, une galère inégalement partagée

Avec la pandémie de Covid-19, les prix des produits de base avaient augmenté. Depuis le début de la guerre en Ukraine, ils ont explosé. Un coup dur pour les consommateurs, pour les commerçants, et pour l’État…

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Par - À Lomé
Mis à jour le 21 octobre 2022 à 14:24

Au Grand Marché de Lomé, en septembre 2022. © Caroline Chauvet pour JA.

Madame Essi, 45 ans, cuisinière de profession, se fraye un chemin entre les pagnes colorés et les paniers de légumes. Elle est venue faire les courses de la semaine pour sa famille de quatre enfants, 7 000 F CFA (10,69 euros) en poche. « Va ple nou ! » (« Viens acheter ! », en langue ewe), lui lance une commerçante au milieu des dédales du Grand Marché de Lomé. « Nene o le sa ami lo ? » (« Tu vends l’huile à combien ? ») demande Mme Essi. « 2 200 francs la bouteille d’un litre », répond la commerçante. « 2 200 francs ! Je l’avais achetée à 1 200 il y a quelques mois ! » s’exclame la mère de famille.

Mme Essi est payée 40 000 F CFA par mois en tant que cuisinière. C’est un peu plus que le smig (salaire minimum interprofessionnel garanti), qui est fixé à 35 000 F CFA depuis 2011. Son mari gagne environ 100 000 F CFA par mois dans une usine. « J’ai peur pour mes enfants, je ne sais pas comment on va réussir à tenir… »

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