Économie

Sénégal : pourquoi le prix du kilo d’oignons a atteint des sommets

La valeur du populaire bulbe comestible a connu un pic historique courant août avant de se stabiliser avec l’ouverture du marché aux importations. À l’approche du Magal, la plus importante fête religieuse de la confrérie mouride, les tarifs restent encore élevés en raison de la conjoncture mondiale. Une situation préoccupante.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 1 septembre 2022 à 18:16

Au marché de Cambérène, à Dakar, en juin 2019. © Seyllou/AFP

Le 18 août à Touba, à l’occasion du Magal de Darou Khoudoss, le kilo d’oignons s’est vendu entre 1  500 et 2 000 francs CFA (entre 2,30 et 3 euros), du jamais-vu dans cette ville d’un million cinq cent mille habitants, pourtant habituée aux fortes spéculations en période de rassemblement religieux. L’oignon, ingrédient phare de la majorité des plats sénégalais, a également enregistré de fortes hausses dans le reste du pays – en atteignant 1 000 F CFA le kilo à Dakar, quand il n’était pas tout bonnement introuvable sur les étals –, au grand dam des Sénégalais, qui en consomment entre 850 et 1 000 tonnes par jour.

À Lire Agribusiness : ces recettes locales qui marchent

Pourquoi cette flambée des prix ? L’ouverture du marché aux importations a été lancée le 11 août, alors que la production locale était déjà asséchée. Les premiers produits étrangers ne sont arrivés que dans la nuit du 15 au 16 août, ce qui a conduit à plusieurs jours de