Politique

Togo : la stratégie à double niveau de Faure Essozimna Gnassingbé contre les groupes armés

Face à la menace terroriste, en particulier dans la région des Savanes, placée sous état d’urgence depuis la mi-juin, Lomé mobilise les grands moyens.

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Par - À Lomé
Mis à jour le 5 septembre 2022 à 17:43

Le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, en juillet 2022, à Kpendja. © Emmanuel Pita

Réorganisation militaire sur le terrain, renforcement des effectifs, achat d’équipements, renseignement… En six mois, l’extrême-nord du Togo, frontalier avec le Burkina Faso, a été la cible de terroristes à cinq reprises. Il a subi sa première attaque dans la nuit du 10 au 11 mai 2022, contre le poste militaire de Kpékpakandi : 8 soldats ont été tués et 13 autres blessés. À la mi-juillet, des incursions jihadistes ont frappé des villages de Gnoaga et Gouloungoussi, où l’état-major général des Forces armées togolaises (FAT) a déploré « plusieurs morts ».

Alliance nationale

Condamnées et qualifiées de « barbares » et de « lâches » par le gouvernement togolais, ces attaques sont suivies de près par le président Faure Essozimna Gnassingbé, qui est monté au front en personne. D’une part, pour rassurer la population et les FAT ; d’autre part, pour réaffirmer son engagement à protéger l’intégrité du territoire, en misant sur le patriotisme et la proximité, appelant à une alliance nationale contre le terrorisme.

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Au lendemain des attaques de Gnoaga et Gouloungoussi, c’est dans une atmosphère lourde que le chef de l’État s’est exprimé en chef de guerre devant les représentants des forces vives de la région des Savanes, placée sous état d’urgence sécuritaire depuis le 13 juin. La voix était ferme, le ton rassurant : « En ces moments d’affliction, je réaffirme ma détermination à lutter contre le terrorisme, afin de protéger nos populations et de garantir la paix et la quiétude. »