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Le financier camerounais Cyrille Nkontchou se lance dans l’éducation

Par Jeune Afrique  | 

Le financier camerounais Cyrille Nkontchou a lancé Enko Education Investments en Afrique du Sud. Objectif : bâtir un groupe consacré à la formation des enfants de la classe moyenne africaine.

C’est le grand projet de Cyrille Nkontchou, auquel il pense « depuis quatre ou cinq ans ». Enko Education Investments est né discrètement il y a quelques semaines avec l’arrivée d’Éric Pignot, tout droit venu du MIT Sloan School of Management. « Une équipe [de la prestigieuse école américaine] a planché sur ce sujet pendant des mois », souligne Cyrille Nkontchou depuis Johannesburg, où est basée la nouvelle structure.

C’est d’ailleurs à Randburg, en banlieue de la métropole sud-africaine, qu’Enko vient de réaliser son premier investissement dans un établissement privé, Amazing Grace Private School.

Leader de demain

Cyrille Nkontchou est l’un des « 25 leaders de demain » sélectionnés par Jeune Afrique en septembre 2013. Portrait.

Associé fondateur d’Enko Capital, 45 ans. Installé à Johannesburg, le Camerounais Cyrille Nkontchou est de toutes les conventions économiques sur le continent.

Formé à Sciences-Po (France) puis à Harvard (États-Unis) et nommé Young Global Leader au Forum économique mondial en 2006, il y prêche la nécessité de développer les places financières subsahariennes. Ses avis sont appréciés dans les conseils d’administration.

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Potentiel

A cette occasion, Cyrille Nkontchou est revenu sur l’attractivité grandissante du secteur éducatif privé en Afrique du Sud : « Entre 2008 et 2011, le nombre d’inscrits dans les établissements privés est passé de 367 000 à 480 000. Sur la même période, les inscriptions dans les écoles publiques ont baissé de 1%. »

Aussi, selon Enko Education, environ 4% seulement des élèves du primaire et du secondaire sont inscrits au privé, en Afrique du Sud, contre 15% en moyenne en Afrique subsaharienne.

Ambitions africaines

Mais l’ambition de Enko ne s’arrête pas à la « nation Arc-en-ciel ». « Sur cinq ans, nous voulons investir entre 30 millions et 40 millions de dollars dans des écoles privées pour bâtir un véritable groupe consacré à la formation des enfants de la classe moyenne africaine », insiste le financier camerounais.

Il précise par ailleurs que les tarifs seront de deux à trois fois inférieurs à ce qui se pratique dans les écoles d’élite en Afrique. Le groupe Enko comptera alors 50 000 élèves, espèrent les fondateurs.

Enko inclut également dans son périmètre le groupe scolaire bilingue La Gaieté, fondé au Cameroun il y a plus de vingt ans par… Justine Nkontchou, la mère de Cyrille.

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