Diplomatie
 © Montage JA

Cet article est issu du dossier

Maroc : la stratégie diplomatique de Rabat

Voir tout le sommaire
Politique

Maroc – Amérique du Nord : le déclic Donald Trump

« Maroc : diplomatie tous azimuts » (4/5). Avec la reconnaissance par Washington de la marocanité du Sahara occidental, Rabat peut désormais se prévaloir du soutien de la première puissance militaire mondiale. Le Canada, lui, se montre plus réticent.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 29 août 2022 à 09:25

Le roi Mohammed VI recevant Jared Kushner (2e à g.), conseiller spécial de Donald Trump, au palais royal de Rabat, le 22 décembre 2020. © GPO/Balkis Press/ABACAPRESS

« Un accueil chaleureux. » C’est par ces mots que Jared Kushner, gendre de Donald Trump et principal émissaire de l’ancien président américain sur plusieurs dossiers au Proche et Moyen-Orient entre 2016 et 2020, décrit sa première visite au Maroc dans son livre Breaking History, publié le 23 août aux États-Unis.

À Lire [Série] Maroc : diplomatie tous azimuts

La visite s’est déroulée en avril 2019 et, de son propre aveu, celui qui fut l’un des principaux artisans de la reconnaissance par Washington de la souveraineté marocaine au Sahara occidental et du rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, n’était alors pas du tout certain d’être bien accueilli. Ce juif orthodoxe, marié à Ivanka Trump, était même convaincu qu’il se verrait adresser une « réponse froide » de la part des autorités marocaines dès le début des négociations en raison du « lobbying agressif exercé par […] Donald Trump pour obtenir l’organisation du Mondial de football 2026 face à Rabat » [qui a finalement été attribuée au trio États-Unis-Canada-Mexique, NDLR].