Politique

Présidentielle au Sénégal : Ousmane Sonko, Karim Wade, Khalifa Sall, Malick Gakou… Déjà tous candidats !

Après des législatives en rangs serrés, le 31 juillet, qui lui ont permis de gagner du terrain, l’opposition sénégalaise se retrouve confrontée aux ambitions antagonistes de ses leaders en vue de la prochaine présidentielle.

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Mis à jour le 23 août 2022 à 14:29

Ousmane Sonko salue ses partisans à l’école fondamentale HLM de Ziguinchor, le 3 juillet 2022. © MUHAMADOU BITTAYE / AFP

La trêve aura été de courte durée. Malgré des invalidations partielles (la liste des titulaires pour l’opposition et celle des suppléants pour la coalition présidentielle), les principales forces politiques en présence lors des législatives du 31 juillet étaient globalement parvenues à conjurer leurs vieux démons : la fragmentation des candidatures, en particulier du côté de l’opposition.

Pour la mouvance présidentielle – la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) -, rien de neuf sous le soleil. Depuis 2012, Macky Sall a en effet réussi, élection après élection, à garder soudés ses principaux alliés autour de l’Alliance pour la République (APR), le parti qu’il a fondé à la fin de 2008 après avoir été évincé du Parti démocratique sénégalais (PDS, d’Abdoulaye Wade), où il avait jusque-là effectué toute sa carrière.

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Scénario inédit

Pour son opposition en revanche, l’événement est plus inédit. Pour la première fois en dix ans, l’inter-coalition constituée par Yewwi Askan Wi (YAW – emmenée par les opposants Ousmane Sonko, maire de Ziguinchor, et Barthélémy Dias, maire de Dakar, sous le patronage de Khalifa Sall, l’ancien maire de Dakar) et Wallu Sénégal (dont les mentors officiels sont l’ancien président Abdoulaye Wade et son fils Karim, depuis le Qatar) a manqué de peu le jackpot. Avec 80 élus sur 165, elle s’est en effet retrouvée à deux doigts de mettre le président sortant en minorité à l’Assemblée nationale et de lui imposer une cohabitation inédite dans les annales politiques sénégalaises. Après avoir longuement cheminé dans l’opposition et opéré une volte-face que certains qualifient de « transhumance », Pape Diop (Bokk Gis Gis) a en effet préféré rallier Macky Sall.

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En débauchant in extremis cet ancien maire de Dakar et ancien président du Sénat, Macky Sall s’est en effet assuré une majorité absolue à l’Assemblée. Celle-ci est toutefois bien courte pour un président qui avait pu compter, jusque-là, sur une majorité écrasante lui garantissant une gouvernance sans tracas.

Vieux démons