Économie

Pétrole marocain : cinq questions pour comprendre le potentiel du royaume

Dans l’attente d’une découverte majeure sur son territoire, le royaume marocain, massivement importateur de produits pétroliers raffinés, rêve toujours d’or noir. Jeune Afrique fait le point sur la situation.

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Mis à jour le 4 octobre 2022 à 17:26

Le Maroc ne manque pas d’ambition dans les hydrocarbures, étant même prêt à construire sa propre raffinerie. © Montage JA.

LE DÉCRYPTAGE DE JA – Face aux hausses des prix des carburants et du coût de l’énergie, le Maroc cherche sur ses propres terres des alternatives à l’importation d’hydrocarbures. Si le pays est déjà un (petit) producteur, l’ampleur réelle de ses réserves reste floue. Les données géologiques, assez similaires à celles de certains plus gros producteurs de l’ouest africain, laissent toutefois bon espoir. Pour convaincre les compagnies pétrolières de se lancer dans de très coûteux projets d’exploration, le royaume sait faire preuve de souplesse dans sa fiscalité. Cela est d’autant plus nécessaire que Rabat ne manque pas d’ambition dans les hydrocarbures, étant même prêt à construire sa propre raffinerie.

1. Pourquoi importe-t-il autant au Maroc de devenir un producteur d’or noir ?

Les moteurs de croissance de l’économie marocaine sont multiples : l’agro-alimentaire, le textile, l’automobile,