Société

Le baccalauréat au Maroc : à l’école de la triche

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Mohamed El Ouafa, ministre marocain de l’Éducation nationale.

Mohamed El Ouafa, ministre marocain de l'Éducation nationale. © DR

La fraude aux examens serait-elle en passe de devenir un sport national au Maroc ? Certains n’hésitent pas à le croire…

Les affaires de fraude pendant les épreuves du baccalauréat n’ont décidément pas fini de faire parler d’elles au Maroc. Empruntant les habits du père Fouettard, l’istiqlalien Mohamed El Ouafa, ministre de l’Éducation nationale, a dénoncé sur toutes les ondes du pays ces « réseaux et ces bandes qui organisent la triche ». Le 13 juin, au troisième et dernier jour de l’examen, un candidat a été pris en flagrant délit alors qu’il communiquait, via une oreillette, avec l’un des animateurs de la page Facebook Tasribate (« fuites » en arabe).

Depuis trois ans, cette plateforme propose des corrigés quelques minutes après le début des épreuves. Cette année, ce sont les épreuves d’anglais et de physique qui étaient concernées. Seulement une quinzaine de candidats ont été mis en cause, mais le nombre important de commentaires sur les réseaux sociaux laisse entendre que le phénomène est loin d’être marginal.

Jusqu’à l’université

La pratique de la triche à grande échelle se poursuit, d’ailleurs, jusqu’au sein de l’université, dans les grandes écoles et même dans certains concours prestigieux, comme celui du barreau. Avec, souvent, la complicité de professeurs las de jouer aux gendarmes ou menacés de représailles par les tricheurs. Tout un système… 

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