Politique

Tunisie-Algérie : un an après l’enlèvement de Slimane Bouhafs, sa famille interpelle Kaïs Saïed

Kidnapping d’État ou petit arrangement entre services sécuritaires ? Un an après, on ne sait toujours pas exactement ce qui est arrivé au réfugié politique algérien Slimane Bouhafs le 25 août 2021 à Tunis.

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Mis à jour le 23 septembre 2022 à 16:56

L’ancien autonomiste kabyle Slimane Bouhafs, en décembre 2015. © DR

Nous sommes le 25 août 2021, à la Cité Ettahrir, à Tunis, aux alentours de 13 heures. Trois individus en tenue civile surgissent d’une camionnette noire au matricule étranger, frappent à la porte de Slimane Bouhafs, militant et réfugié algérien exilé à Tunis depuis 2018, et l’embarquent sans ménagement. Le 29 août, la nouvelle est confirmée­ : Bouhafs est détenu dans un commissariat à Alger. Il est placé en détention provisoire le 1er septembre, où il est à ce jour en attente de son procès.

Retour forcé d’un réfugié : un « grave précédent »

Un mois exactement après le coup de force institutionnel du président Kaïs Saïed, dans une Tunisie où on « digère » encore la nouvelle donne politique, le kidnapping et le retour forcé d’un réfugié reconnu comme tel par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ne suscitent guère l’émoi. Ni le HCR, ni le Haut Commissariat aux