Économie

RDC : à Kinshasa, la SADC s’engage à accélérer l’industrialisation de ses économies

Réunis dans la capitale congolaise, seize pays membres de la Communauté économique des États d’Afrique australe (SADC), représentés par une dizaine de chefs d’État, s’activent pour le développement des chaînes de valeur régionales en vue d’atteindre la croissance économique inclusive.

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Mis à jour le 18 août 2022 à 17:00

Discours du président congolais Félix Tshisekedi, à la tête de la présidence tournante de la SADC, lors du 42e sommet ordinaire des chefs d’État et gouvernements de la SADC, au palais du Peuple, Kinshasa, le 17 août 2022. © Arsène Mpiana

« Personne en dehors de l’Afrique ne viendra construire l’Afrique comme nous voulons qu’elle soit construite », martèle Lazarus Chakwera, le président sortant de la SADC. C’était à l’occasion du Sommet des chefs d’État de cette communauté, tenu ce 18 août à Kinshasa autour du thème « Promouvoir l’industrialisation au moyen de l’agro-transformation, la valorisation des minéraux et du développement des chaînes de valeur régionales en vue d’atteindre la croissance économique inclusive ».

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Pour le chef de l’État malawite, pas de place au doute, les opérateurs économiques étrangers investissent des miettes sur le continent. « Américains, Européens et Asiatiques ne consacrent que quelques millions de dollars à la construction d’infrastructures en Afrique », soutient Chakwera.

Pillage

Insuffisant pour avoir un impact significatif sur la pauvreté ambiante dans la sous-région, ou encore pour développer une économie résiliente. « Pour cette raison, nous devons créer nos propres pools de ressources de développement », insiste le président sortant de la SADC.

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Conscient de l’importance des ressources naturelles et minérales dont dispose l’Afrique australe pour financer tout futur projet, le Malawite Lazarus Chakwera met en garde contre toute tentative de malversation. « Le pillage que nous avons permis à l’Occident de mener en République démocratique du Congo est un péché dont nous devons nous repentir », a-t-il ajouté.

Tournés vers l’avenir

L’heure est venue de montrer et de dire « au monde d’une seule voix que l’Afrique est ouverte aux affaires, mais qu’elle n’est pas à vendre », conclut Chakwera.

Désormais à la tête de la présidence tournante de la SADC, le président congolais Félix Tshisekedi s’est engagé à s’investir avec tous les États membres dans la construction d’infrastructures en vue d’une industrialisation rapide de la sous-région. Les États membres doivent « accélérer la mise en œuvre des projets pertinents et connexes » en vue d’atteindre cet objectif, explique Tshisekedi.

Avec AFP