Politique

Défilé du 14 juillet : les Africains sur les Champs, et avec les honneurs

Afin de rendre hommage aux différents protagonistes de l’intervention militaire au Mali, la célèbre avenue parisienne des Champs-Élysées verra défiler des militaires africains le 14 juillet.

Mis à jour le 4 juillet 2013 à 17:19

L’Arc de triomphe à Paris. © AFP

Un 14 Juillet sous le signe de l’intervention internationale au Mali. C’est le spectacle auquel devrait assister le public lors du traditionnel défilé militaire sur les Champs-Élysées, à Paris. Le défilé à pied sera ainsi ouvert par un officier malien, dont le nom est tenu secret (mais qui ne sera pas le capitaine Sanogo !), à la tête d’un détachement de 60 soldats. Suivra la présentation des troupes de douze pays africains (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Liberia, Niger, Nigeria, Sierra Leone, Tchad, Togo, Sénégal) ayant participé aux opérations au titre de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). Défileront ensuite des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), qui prennent le relais de la Misma le 1er juillet.

Pour clore ce volet africain, un hommage sera rendu au général Barrera, ex-commandant des forces terrestres de Serval, à l’amiral Rogel, chef d’État-major de la marine, et aux soldats des six régiments français engagés au Mali. Au total, quelque 420 militaires africains et français battront le pavé parisien. Tous sont attendus dans la capitale française à partir du 6 juillet pour les répétitions générales.

Précédent

À la tribune d’honneur, le président François Hollande devrait être entouré de plusieurs personnalités, dont Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, Dioncounda Traoré, le président malien de la transition, Ibrahima Dahirou Dembélé, son chef d’état-major, ainsi que de plusieurs ministres de la Défense du continent.

La dernière grande revue de soldats africains à Paris remonte au 14 juillet 2010. À l’époque, Nicolas Sarkozy avait convié les troupes de quatorze anciennes colonies à l’occasion du cinquantenaire de leur indépendance. Une initiative qui n’avait pas fait l’unanimité : Laurent Gbagbo, notamment, avait décliné l’invitation.