Politique

Burkina-France : Yéli Monique Kam, l’ancienne alliée de Compaoré et Kaboré en guerre contre Paris

L’ancienne candidate à la présidentielle entend désormais incarner la lutte contre la présence de la France au Burkina Faso, qu’elle estime « inféconde », tant sur le plan militaire qu’économique.

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Mis à jour le 29 août 2022 à 12:29

Yéli Monique Kam, à la tête du Mouvement M30 Naaba Wobgo, s’affiche désormais en porte-étendard du combat pour une souveraineté « totale » du Burkina Faso. © Facebook Yeli Monique Kam

Des slogans hostiles à la France. Quelques drapeaux russes, aussi, brandis ici et là. Et un nuage de gaz lacrymogène. Le vendredi 12 août, la police est intervenue manu militari pour disperser plusieurs dizaines de manifestants rassemblés sur la place de la Nation, dans la capitale burkinabè, pour répondre à l’appel du Mouvement M30 Naaba Wobgo. À la tête de ce nouveau mouvement, porté sur les fonds baptismaux fin juillet et qui réclame la remise à plat complète des accords qui lient la France au Burkina Faso, Yéli Monique Kam.

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Unique femme à s’être lancée dans la course pour Kossyam en 2020, la presque quinquagénaire – elle a fêté son 49e anniversaire le 24 août – s’affiche désormais en porte-étendard du combat pour une souveraineté « totale » de son pays, avec, en ligne de mire, une cible principale : Paris. Avec des mots souvent très durs à l’égard de la France, qui « s’agrippe de façon misérable à son ancien empire colonial africain dont elle pille, exploite à souhait les ressources, où elle allume des foyers de terrorisme et alimente des guerres et des génocides », lâchait-elle fin juillet en marge d’un premier rassemblement organisé par le M30 près du mémorial érigé à la mémoire de Thomas Sankara.

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