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Législatives au Sénégal, 31 juillet 2022© Montage JA Législatives au Sénégal, 31 juillet 2022
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Législatives au Sénégal : le test de confiance

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Sénégal : gros bras, lutteurs, ex-légionnaires… Qui protège les politiques ?

Ils sont recrutés par les partis ou par les candidats, dont ils assurent la sécurité. Mais parfois, ces agents (sans formation) chargés de faire régner l’ordre provoquent plus de violences plus qu’ils n’en jugulent.

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Par - à Dakar
Mis à jour le 31 août 2022 à 12:41

Un membre de la garde rapprochée d’un candidat à la présidentielle sénégalaise, en décembre 2012, à Dakar. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Dans le tohu-bohu des caravanes, sous les cris de la foule, au milieu de slogans politiques beuglés dans des micros qui grésillent, la musique poussée à fond dans des haut-parleurs qui s’époumonent, ils sont ceux qui restent impassibles. Stoïques, concentrés, forcément impressionnants. Parfois le visage dissimulé sous une cagoule. Chargés de la sécurité de leurs « VIP », les agents de protection des candidats ont été en première ligne lors de cette campagne électorale – et ont parfois été eux-mêmes à l’origine de scènes violentes.

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Beaucoup viennent de l’armée, ou même de la Légion étrangère française. Certains ont été recalés aux concours de la police ou de la gendarmerie. D’autres sont des maîtres en arts martiaux et le nombre de dans (grades) portés sur leur ceinture noire indique leur niveau comme un document d’état-civil. Pour les hommes politiques qui se sentent en sécurité, ils opèrent seuls ou à deux. Les personnalités publiques sur qui pèse une menace, elles, recrutent en nombre. L’homme d’affaires et opposant Bougane Guèye Dany assure ainsi se déplacer avec pas moins de 75 personnes à ses côtés. Hors période électorale, il est accompagné en permanence de 6 hommes armés. Et ce alors qu’il ne participe pas à ce scrutin législatif.

Plusieurs millions de F CFA par campagne