Politique

Faux diamants : pourquoi un ministre centrafricain risque la prison en Corée du Sud

Accusé d’escroquerie, Aristide Briand Reboas a été interpellé le 6 juillet à Séoul. Il fait l’objet d’une enquête de la police sud-coréenne et s’est vu interdire de quitter le territoire. Précisions.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 28 juillet 2022 à 15:34

Le ministre centrafricain de la Jeunesse, Aristide Briand Reboas. © DR

Voici désormais plus de trois semaines que le ministre de la Jeunesse, Aristide Briand Reboas, poursuit son séjour, forcé, en Corée du Sud. Alors qu’il participait à un séminaire de l’International Youth Fellowship, au côté de son collègue centrafricain de l’Enseignement supérieur, Jean-Laurent Syssa-Magalé, l’ancien patron des services de renseignements de Centrafrique a en effet été interpellé par la police sud-coréenne.

À Lire Centrafrique : la luxueuse « évacuation sanitaire » d’Évariste Ngamana à Paris

Selon nos sources, il est accusé d’avoir vendu à un ressortissant sud-coréen, en 2018, quelque 500 000 dollars de faux diamants, prétendument issus de la coopérative minière qu’il possède en Centrafrique. Aristide Briand Reboas nie ces accusations, mais les autorités sud-coréennes n’en ont pas moins confisqué son passeport diplomatique et, après l’avoir libéré sous caution, l’ont placé en résidence surveillée dans un hôtel. Il n’est donc à l’heure actuelle plus libre de ses mouvements.

Nouveaux éléments le 30 juillet ?