Politique

Maroc : #Dégage_Akhannouch, véritable campagne ou opération de manipulation ?

Le chef du gouvernement et secrétaire général du RNI fait l’objet d’une contestation qui dure depuis une dizaine de jours. En cause : l’inflation et des accusations de conflits d’intérêts. Une crise exacerbée par une communication maladroite.

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Mis à jour le 28 juillet 2022 à 17:43

Aziz Akhannouch, le chef du gouvernement marocain (ici à Rabat, le 22 septembre 2021). © Fadel Senna/AFP

Rien ne va plus au Rassemblement national des indépendants (RNI). Depuis une dizaine de jours, Aziz Akhannouch, le secrétaire général du parti et chef du gouvernement, est dans la tourmente. Sur les réseaux sociaux, les messages vindicatifs, accompagnés de la mention #Dégage_Akhannouch, sont partagés en masse.

Principal reproche adressé à l’intéressé : son inaction supposée face à l’inflation, que les internautes imputent à sa double casquette de chef du gouvernement et d’actionnaire d’Akwa, dont la filiale, Afriquia, est l’une des principales sociétés marocaines de distribution de carburant.

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En clair, les détracteurs d’Aziz Akhannouch dénoncent un conflit d’intérêts. Le chef du gouvernement est ainsi accusé de profiter de la hausse significative des prix du carburant pour réaliser des bénéfices conséquents.

Le RNI a répliqué en dénonçant une campagne de lynchage alimentée par de faux comptes. Pour sa défense, le parti s’est notamment appuyé sur les travaux du chercheur britannique Marc Owen Jones, spécialiste des opérations de manipulation de l’opinion sur Twitter.