Économie

Quel bilan pour l’usine Cémoi, petit Poucet de l’or brun ivoirien ?

Avec son chocolat « made in Côte d’Ivoire », Cémoi relève le défi de la transformation locale. Mais pas encore celui de la rentabilité.

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Mis à jour le 9 août 2022 à 11:54

Unité de production de chocolat en pâte, dans une usine Cémoi, à Abidjan. © Jacques Torregano pour JA.

Depuis 2015, l’usine Cémoi, installée dans la zone industrielle de Yopougon, à Abidjan, produit des tablettes de chocolat à partir de cacao récolté dans le pays. Alors que tous les mastodontes du secteur (Cargill, Barry Callebaut, Olam…) sont présents en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de fèves, seuls deux acteurs ont franchi le cap de la confection de produits finis localement : le chocolatier français, racheté en juillet 2021 par le groupe belge Sweet Products, et la filiale du groupe ivoirien Satoci, Professional Food Industry (PFI).

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Certes, les volumes sont modestes sachant que le pays ne transforme (au premier stade du broyage majoritairement) qu’un tiers de sa production annuelle de 2 millions de tonnes. Pourtant, le gouvernement a rappelé en juin son ambition de passer à au moins 50 % de transformation d’ici à 2025. Dans ce contexte, l’expérience Cémoi peut-elle servir d’étalon ? Si elle est encourageante, elle témoigne aussi des défis qui se posent à un secteur aujourd’hui forcé de se réformer pour être plus durable, mieux résister aux variations des cours mondiaux des matières premières et être davantage rémunérateur pour les producteurs.

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