Politique

Ceux avec qui IBK va devoir travailler

De g. à dr. Michel Sibidé, Tiéman Coulibaly et Soumeylou Boubèye Maïga. © N. Faycal ; John Thys/AFP ; Vincent Fournier pour J.A.

Depuis que la victoire d'IBK est confirmée, tout Bamako bruisse de rumeurs. Et plusieurs noms reviennent avec insistance.

Les rumeurs vont bon train à Bamako, mais rares sont ceux qui ont été mis dans la confidence. Une chose est sûre : Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a déjà arrêté les noms de son Premier ministre et des principales têtes d’affiche de son futur gouvernement. Pour le reste, il consulte.

Il a fixé trois critères de sélection, affirme son entourage : le patriotisme, la compétence et l’intégrité. Mais il devra également composer avec l’origine communautaire des candidats (le Nord l’attend sur cette question) et avec leur appartenance politique. Il ne faut pas s’attendre à un gouvernement d’union nationale. "On ne veut pas reproduire les mêmes erreurs qu’Amadou Toumani Touré, affirme un proche collaborateur. On a besoin d’une opposition." Hors de question donc d’appeler ceux qui l’ont combattu lors du second tour de la présidentielle. Mais l’ouverture devrait être assez large. Elle s’étendra à l’alliance qui l’a soutenu entre les deux tours, et donc à des cadres de son ancien parti, l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema). Elle devrait aussi concerner des membres du gouvernement de transition, dont peut-être le ministre des Affaires étrangères, Tiéman Coulibaly (qui a soutenu IBK), et des personnalités venant de l’extérieur du pays. Le nom de Michel Sidibé, actuellement directeur exécutif de l’Onusida, est cité.

IBK devrait s’appuyer, aux postes stratégiques, sur ceux qui l’ont porté à la présidence. L’ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga, devrait jouer un rôle majeur, mais pas forcément visible. Durant la campagne, il officiait en tant que conseiller spécial d’IBK. Son directeur de campagne, Abdoulaye Idrissa Maïga, qui est également le secrétaire général adjoint du Rassemblement pour le Mali (RPM), devrait lui aussi jouer l’un des premiers rôles. Réputé rigoureux, loyal et strict, cet ingénieur agronome est aussi très discret.

>> Lire aussi : IBK : "Je serai le président de la refondation nationale"

L’épouse d’IBK pourrait jouer un rôle

Dans l’attelage présidentiel, on pourrait retrouver d’autres acteurs de la victoire électorale d’IBK, dont son directeur de cabinet, Mahamadou Camara, et les trois directeurs adjoints de campagne : Jean-Marie Sangaré, qui préside la Convergence d’actions pour le peuple (CAP), Ndiaye Ramatoulaye Diallo, qui dirige une agence de communication, et Amadou Cissé, un proche de Boubèye Maïga.

L’épouse d’IBK, Keïta Aminata Maïga, devrait également jouer un rôle. Cette Bamakoise originaire de Bourem, au nord de Gao, fille d’un ancien ministre sous Modibo Keïta et issue d’une grande famille songhaï, est une personnalité populaire au Mali. À la tête d’une ONG (Agir pour l’environnement et la qualité de vie), elle oeuvre depuis vingt ans dans le caritatif. Elle est également membre du Comité national olympique et sportif du Mali.

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Avec son épouse, Keïta Aminata Maïga, le 7 juillet. La nouvelle première dame est une
personnalité populaire au Mali. © Emmanuel Daou Bakary

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