Culture

Algérie-France : Jennifer Bidet, la sociologie des migrations comme arme contre la xénophobie

L’universitaire passe au crible la double culture franco-algérienne avec « Vacances au bled », un livre tiré de ses recherches.

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Mis à jour le 25 août 2022 à 10:16

Jennifer Bidet est maîtresse de conférences à l’Université Paris Cité et chercheuse au Centre de recherche sur les liens sociaux. © Jeff B. Russel

Avant d’être un livre, Vacances au bled, la double présence des enfants d’immigrés est une thèse de sociologie soutenue en 2013 par Jennifer Bidet, maîtresse de conférences à l’Université Paris Cité, chercheuse au Centre de recherche sur les liens sociaux (Cerlis). Avec le dessinateur Singeon, l’universitaire en avait déjà tiré une BD.

Expurgé des passages les plus académiques, le texte s’adresse « à un public assez large, intéressé par la sociologie mais aussi par les questions politiques sur l’immigration, autour des injonctions à l’intégration et à se définir par une appartenance nationale unique », affirme Jennifer Bidet. Qui précise : « En cette année du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, c’est aussi un livre qui parle de l’Algérie contemporaine, de l’évolution de l’État algérien à l’égard de ses émigrés depuis 1962 jusqu’aux années 2000. »

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