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Législatives au Sénégal : le test de confiance
Après des débuts timides liés à la célébration de la Tabaski les 9 et 10 juillet dernier, la campagne électorale bat désormais son plein au Sénégal, à moins de deux semaines des législatives. Le samedi 16 juillet, la caravane de Yewwi askan wi (YAW), principale coalition de l’opposition, s’était déplacée dans le département de Tivaouane (région de Thiès). Dernier à s’exprimer, après les discours de plusieurs responsables politiques, Ousmane Sonko a extrait des micros tendus vers lui celui de la Radiotélévision sénégalaise (RTS), déclenchant rires et applaudissements de ses partisans. « Macky Sall, son administration et sa justice ont tout fait pour injustement écarter notre liste titulaire. La RTS ne diffusera jamais mon passage. » Des propos réitérés lundi par l’opposant, qui s’est dit prêt à publier une « liste rouge » des organes jugés acquis au pouvoir.
Œil pour œil, dent pour dent ? L’opposition reproche à la chaîne publique une diffusion partisane de l’information. La RTS a aussitôt réagi, condamnant les propos « discourtois et inélégants » de l’opposant et rappelant qu’il n’était d’ailleurs pas candidat à ces législatives. La liste titulaire nationale de sa coalition a en effet été placée hors-jeu du scrutin ; une décision du ministre de l’Intérieur dénoncée par les adversaires de Macky Sall. « La RTS condamne avec fermeté cette attitude et exige du respect vis-à-vis de son équipe, qui ne fait qu’accomplir sa mission de service public », a ajouté le média.