Économie

Japon – Afrique : « Le secteur privé japonais est encore discret sur le continent »

À l’approche de la huitième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad 8), rencontre à Paris avec Ryuichi Kato, le vice-président de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica).

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Mis à jour le 3 août 2022 à 10:36

Ryuichi Kato, vice-président de la Jica. © Jica.

Arrivé en 1987 à l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), Ryuichi Kato a occupé diverses fonctions dans de nombreux départements de cette institution, avant d’en être nommé vice-président, en 2020. Avant cela, il a longtemps travaillé en Afrique de l’Ouest, en tant que résident en Côte d’Ivoire, puis au Sénégal, où il a pris la direction de l’agence locale entre 2012 et 2016. Il a ensuite été, durant quatre ans, directeur général du département Afrique. À l’occasion d’une visite à Paris, au début de juillet, il revient sur les principaux dossiers de la Jica en Afrique, dans la perspective de la huitième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad 8) qui se tiendra à la fin d’août en Tunisie.

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Jeune Afrique : Trois ans après la Ticad 7, quel bilan en tirez-vous ?
Ryuichi Kato : Pour la première fois, la Ticad a mis l’accent sur le business entre l’Afrique et le Japon. La Jica dispose d’importants leviers de soutien pour les entreprises. C’est notamment le cas en matière d’éducation et de formation professionnelle. Et je pense pouvoir affirmer que l’ensemble des objectifs énoncés à Yokohama a pu être réalisé. Malgré la pandémie, près de 400 000 Africains ont pu bénéficier de nos différents programmes de formation dans le secteur industriel.

Qu’attendez-vous de la prochaine Ticad ?