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Cet article est issu du dossier «Unesco : la bataille de Fontenoy»

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Politique

Fâcheries en série à l’Unesco

Pierre Falcone, dans le dossier de l'Angolagate avait bénéficié d'une protection de l'Angola.

Pierre Falcone, dans le dossier de l'Angolagate avait bénéficié d'une protection de l'Angola. © BERTRAND LANGLOIS / AFP

En théorie, les États membres de l'Unesco oeuvrent pour la paix. Mais en pratique...

Organe des Nations unies à vocation de "solidarité intellectuelle et morale de l’humanité", l’Unesco se transforme pourtant régulièrement en arène politique où s’affrontent blocs ou pays rivaux. En 1984 déjà, les États-Unis avaient claqué la porte de l’institution, rejetant entre autres son "orientation idéologique" dans un contexte de polarisations Est-Ouest et Nord-Sud. Ils y reviennent en 2003, mais s’en retirent à nouveau huit ans plus tard avec Israël quand, en octobre 2011, la Palestine est élue comme État membre. C’est alors la division du camp occidental sur la question de l’Orient, les États-Unis et l’Allemagne votant contre, le Royaume-Uni s’abstenant et la France s’y montrant favorable.

Des jugements contradictoires

Autre longue polémique, l’affaire du prix Unesco-Teodoro Obiang Nguema, créé en mars 2012 (puis rebaptisé prix Unesco-Guinée équatoriale) avec le soutien unanime des États d’Afrique et le rejet tout aussi unanime de l’Occident. Le dossier Lamia Chakkour, l’ancienne ambassadrice de la Syrie en France déclarée persona non grata par Paris en mai 2012 à la suite de la crise syrienne, a lui aussi secoué l’organisation. La diplomate, protégée par son statut de déléguée permanente auprès de l’Unesco, n’a jamais plié bagages. Une subtilité juridique qui n’est pas sans rappeler la protection offerte par l’Angola à Pierre Falcone, poursuivi dans le dossier de l’Angolagate et qui s’était vu offrir le poste de ministre plénipotentiaire auprès de l’Unesco par Luanda en 2003. Ce qui n’avait pas empêché le juge Philippe Courroye de le faire arrêter, avant de prononcer sa relaxe en 2011.

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