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Politique

États-Unis – Afrique : un couple qui marche

Par Linda Thomas-Greenfield

Linda Thomas-Greenfield est secrétaire d'État adjointe chargée des Affaires africaines depuis août 2013.

L’Afrique prend son envol. Certaines de ses économies sont aujourd’hui parmi les plus dynamiques du monde et, avec une classe moyenne émergente et des investissements étrangers en hausse, ses nations sont en train de vivre une véritable période de transition.

La visite de Barack Obama en juin au Sénégal, en Afrique du Sud et en Tanzanie a montré que les États-Unis s’engageaient de manière pérenne à renforcer leurs relations économiques avec le continent et à collaborer avec les Africains afin de les aider à construire une nouvelle ère de prospérité dans tous les domaines. Le président a annoncé un certain nombre de projets pour stimuler le développement : l’initiative Power Africa, qui vise à étendre l’accès à l’électricité à 20 millions de foyers et d’entreprises, ainsi que Trade Africa, qui part du principe que la dynamisation des échanges régionaux intercontinentaux est une condition indispensable au développement des échanges et des investissements au-delà du continent.

>> Lire aussi : du bon usage de l’aide américaine en Afrique

Il a également annoncé un partenariat qui, à partir de 2014, permettra chaque année à 500 jeunes leaders de venir aux États-Unis pour y bénéficier de conseils et de formation. Ce programme dotera la prochaine génération de décideurs africains de nouvelles compétences et de réseaux, afin qu’ils contribuent à la croissance économique et à la stabilité de leurs pays.

Chacune de ces initiatives illustre bien l’objectif recherché par l’administration Obama : que cette collaboration aide les pays africains à renforcer leurs capacités et à maximiser le potentiel de leurs citoyens. Ce partenariat s’inscrit dans la longue histoire de notre aide au développement du continent. Un soutien global, qui fait l’objet d’un consensus entre républicains et démocrates.

L’Agence américaine pour le développement international (USAID) a accompagné nos partenaires africains chaque fois qu’ils ont été confrontés aux défis du développement. Combinées à cette aide extérieure, des initiatives continentales telles que le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) marquent une étape importante, et contribuent à ce que les élites africaines investissent dans leurs pays.

Le President’s Emergency Plan for AIDS Relief (Pepfar), lancé par George W. Bush et renforcé par Barack Obama, a fourni des traitements contre le sida à plus de 5 millions d’Africains, permis à 1 million d’enfants de naître sans en être atteint, et aidé à lever l’un des plus grands freins à la productivité économique du continent.

À travers le programme Feed the Future, nous améliorons la production agricole. À travers la New Alliance for Food Security and Nutrition, nous prêtons main-forte aux pays du continent afin qu’ils attirent davantage d’investisseurs responsables dans leurs filières agricoles. Enfin, ces derniers sont de loin les plus grands bénéficiaires du Millennium Challenge Corporation (MCC), qui leur alloue plus des deux tiers de son budget pour les aider à faire des investissements stratégiques destinés à renforcer la croissance, créer des emplois et améliorer les revenus des plus pauvres.

Cette administration s’est aussi engagée à renouveler l’African Growth and Opportunity Act (Agoa), qui s’est révélé un outil capital pour stimuler les exportations africaines vers les États-Unis. Nous encourageons les entreprises américaines à étudier les possibilités d’implantation en Afrique, pour notre bénéfice mutuel, en même temps que nous soutenons les entrepreneurs africains.

Ayant passé la plus grande partie de mes trente ans de carrière à travailler sur les questions africaines pour le département d’État, je suis fière de poursuivre ces efforts pour resserrer nos liens économiques et aider les Africains à exploiter tout leur potentiel. Cette politique a permis d’accomplir de réels progrès, mis en lumière par le renforcement de nos relations sur le continent – du Ghana à la Tanzanie et du Liberia à la Namibie. Les États-Unis sont optimistes. L’Afrique prend son envol. Et notre pays compte bien l’accompagner dans ce voyage.

>> Lire aussi : États-Unis – Afrique : la force des grands programmes

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