Politique

Tunisie : divisée, Ennahdha voit double

| Par Jeune Afrique
Sadok Chourou, faucon d'Ennahdha, et Rached Ghannouchi, président de la formation islamiste.

Sadok Chourou, faucon d'Ennahdha, et Rached Ghannouchi, président de la formation islamiste. © AFP/Montage J.A.

Les tensions entre « colombes » et « faucons » sont telles au sein d’Ennahdha qu’une éventuelle scission interne est à cranidre. En question : la sortie de crise institutionnelle et gouvernementale en Tunisie, mais aussi le projet global de la formation islamiste.

Les réunions du Majlis el-Choura, l’instance décisionnelle d’Ennahdha qui se réunit chaque week-end, se suivent et se ressemblent. Les pressions, internes et externes, visant à contraindre le parti islamiste à quitter le pouvoir – ou, au moins, à le partager avec l’opposition – sont telles que deux camps ont fini par se constituer. Les affrontements entre eux sont parfois très virulents. Les modérés estiment que l’intérêt d’Ennahdha est de lâcher du lest et de partager les responsabilités en cette période de crise. Mais les durs n’en démordent pas : ils ont remporté les élections d’octobre 2011 et refusent toute concession. Les motifs de division (conception du parti, rôle de l’État, projet de société, relations internationales, etc.) sont si nombreux et si graves que beaucoup en viennent à envisager une scission de la formation dirigée par Rached Ghannouchi. "Notre plus grand ennemi n’est pas l’opposition, c’est nous-même. Si l’on ne sépare pas colombes et faucons, notre parti court à sa perte", analyse l’un de ses membres les plus éminents.

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