Politique

Algérie : les islamistes condamnés pour terrorisme priés de rentrer au pays

En toute discrétion, Alger a relancé la régularisation de la situation d’ex-dirigeants du FIS, le mouvement islamiste dissous en 1992. Installés à l’étranger, ces derniers ont été condamnés pour actes de terrorisme ou de subversion au cours de la décennie noire.

Réservé aux abonnés
Par
Mis à jour le 24 juin 2022 à 14:33

Abassi Madani (à gauche), un des fondateurs du FIS (Front islamique du Salut, dissous en 1992) décédé en avril 2019. Abassi Madani (with beard), leader of the outlawed Algerian Islamic Salvation Front (FIS) gestures on his way to the « Kabul » mosque accompanied by residents of the Belcourt neighborhood, in Algiers, 15 July. Madani, who was serving a 12-year prison term for undermining state security after he was sentenced in July 1992, was released Today on parole on orders of a military prosecutor © AFP

Pilotée par la présidence en coordination avec le ministère de la Justice, ainsi que les renseignements intérieurs et extérieurs, cette initiative concerne une dizaine d’islamistes, dont certains ont déjà régularisé leur situation, aussi bien dans les représentations consulaires à l’étranger qu’en Algérie.

Ce processus, débuté à l’époque où Ahmed Gaïd Salah était chef d’état-major de l’armée et vice-ministre de la Défense, s’appuie sur la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, adoptée par référendum en septembre 2005. Promulgué sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, ce texte prévoit, entre autres, l’extinction de toutes les poursuites judiciaires contre les personnes recherchées en Algérie ou à l’étranger et qui « se présentent volontairement » aux autorités.

Parmi les premières personnes qui ont bénéficié de cette initiative figure Seddik Daadi, connu pour être un ancien membre de la garde rapprochée d’Abassi Madani, l’un des fondateurs du FIS (Front islamique du salut, dissous en 1992) décédé en avril 2019.

Figure marquante du FIS