Cette nouvelle édition mobilisera 1500 participants parmi lesquels, 50 présidents et ministres, 800 CEOS et investisseurs. © ERIC LARRAYADIEU pour JA

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Africa CEO Forum 2022 : les nouveaux chemins de la prospérité

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Économie

[Vidéo] Makhtar Diop (IFC) : « Il faut réduire la dépendance de l’Afrique »

Quel est l’impact du choc inflationniste ? Comment en réduire les conséquences ? Comment atteindre la souveraineté alimentaire ? En marge de l’Africa CEO Forum d’Abidjan, le directeur de la Société financière internationale (IFC), la filiale de la Banque mondiale dévolue au secteur privé, nous livre son analyse.  

Mis à jour le 15 juin 2022 à 10:09

Makhtar Diop, directeur de IFC, lors du CEO Fourm d’Abidjan, le 13 juin 2022. © DR

Quelques minutes après avoir pris part à l’un des premiers débats organisés dans le cadre de l’Africa CEO Forum (ACF), qui se tient à Abidjan les 13 et 14 juin, le directeur général de la Société financière internationale (IFC), Makhtar Diop, était l’invité de The Big Debate, l’émission de la web TV de l’évènement.

Ancien ministre, le patron d’IFC a notamment insisté sur la nécessité, pour les décideurs du continent, àde prendre en compte « certaines réalités » lorsqu’ils dessinent les politiques publiques, en particulier sur les questions budgétaires. En filigrane, également, un leitmotiv. Si les crises s’accumulent – pandémie, inflation, conséquences de la guerre en Ukraine sur le commerce mondial – le continent peut, et doit, profiter des opportunités qui s’ouvrent à lui.

« L’Afrique doit développer ses capacités »

Sur les craintes portant sur la sécurité alimentaire, qui se font de plus en plus pesantes, Makhtar Diop ne les nie pas. Mais il plaide pour qu’elles soient un accélérateur de changement. Évoquant les mesures prises par les gouvernements, notamment budgétaires, pour amortir l’impact de l’inflation. Au-delà, « il faut trouver d’autres sources d’approvisionnement, et d’autres sources d’alimentation », a-t-il enjoint. « C’est une occasion aujourd’hui de booster la production du fonio, du mil, la production locale du riz », un basculement qui passe, selon lui, par « une mobilisation du secteur privé ».

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Au terme de « souveraineté alimentaire », Makhtar Diop préfère celui de « compétitivité ». « L’Afrique doit développer ses capacités. Je ne suis pas partisan de l’autarcie. (…) Il faut continuer à échanger, à avoir un commerce viable, mais le potentiel africain est loin d’être utilisé pleinement », a-t-il notamment expliqué, évoquant les exemples de projets de développement de la filière anacarde en Côte d’Ivoire, ou ceux concernant le renforcement de la filière rizicole.

L’entretien est à visionner en intégralité ci-dessous :