Politique

Centrafrique : dans les coulisses du futur troisième mandat de Touadéra

Décidé à s’offrir un nouveau mandat en impulsant une révision constitutionnelle, Faustin-Archange Touadéra s’efforce de désamorcer les oppositions internes. Entre promesses et passages en force, voici comment le président s’active pour rester au pouvoir.

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Mis à jour le 14 juin 2022 à 16:58

Faustin-Archange Touadéra, à Paris, le 25 septembre 2017. © Christophe Morin/IP3/MAX PPP

Le 26 mai dernier, le député du Mouvement cœurs unis (MCU, au pouvoir) Brice Kévin Kakpayen présentait aux représentants des groupes parlementaires de la majorité présidentielle une proposition de modification de la Constitution centrafricaine. Celle-ci vise notamment à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels (aujourd’hui fixé à deux consécutifs), ainsi qu’à créer un poste de vice-président et un Sénat.

Depuis, le projet suit son cours. Au sein de la majorité, l’opposition à la modification est très minoritaire, même si quelques voix s’élèvent, en coulisses, afin de demander à Faustin-Archange Touadéra (FAT) de ne pas se précipiter. En revanche, les plus fervents partisans de FAT, réunis autour des ministres conseillers Sani Yalo et Fidèle Gouandjika, cherchent à pousser le chef de l’État à convoquer sans tarder une session extraordinaire de l’Assemblée afin de faire voter la proposition.

Duel autour du troisième mandat