Politique
Le président nigérien Mohamed Bazoum, au palais présidentiel de Niamey, le 2 mai 2022. © Issouf SANOGO / AFP.

Cet article est issu du dossier

Niger : l’espoir du Sahel

Voir tout le sommaire
Économie

Hydrocarbures – Abba Issoufou : « Il est injuste de reprocher aux pays africains d’utiliser les énergies fossiles »

Petit producteur d’or noir depuis dix ans, le Niger prépare son entrée dans la cour des grands avec l’achèvement du pipeline Agadem-Cotonou, prévu pour le début de 2023, et la relance du projet de gazoduc transsaharien. Un cap stratégique dont le ministre du Pétrole, Sani Mahamadou Issoufou, nous explique les enjeux.

Réservé aux abonnés
Par - Envoyée spéciale à Niamey
Mis à jour le 27 juin 2022 à 15:23

Sani Mahamadou Issoufou, le ministre nigérien du Pétrole, lors de son entretien avec Jeune Afrique, en mai 2022. © TAGAZA DJIBO pour JA

Il a la réputation d’être toujours élégant. Et, lorsqu’il nous reçoit, Sani Mahamadou Issoufou, dit Abba, reste fidèle à lui-même. Arborant un costume bleu marine impeccablement coupé, le trentenaire à l’allure d’un trader de Wall Street. Courtois, il s’excuse d’avoir dû reporter notre rendez-vous, initialement prévu pour la veille. Ses journées sont souvent chargées ; et, depuis que le président Mohamed Bazoum, qui l’a vu grandir, lui a confié le ministère du Pétrole, en avril 2021, les nuits d’Abba sont souvent courtes. Le secteur pétrolier n’était pas son domaine de prédilection – ses amis le disent plutôt « geek » – mais « il a fallu s’adapter », dit-il.

Pipeline Niger-Bénin, projet de gazoduc transsaharien, nouveaux partenariats… Depuis son imposant bureau avec vue sur le fleuve Niger, le trentenaire épluche les nombreux dossiers relatifs à l’un des portefeuilles les plus