Politique

Centrafrique : « petit parfum de jihad »

La situation de plus en plus tendue en Centrafrique inquiète les responsables français. Qui souçonnent aussi certains responsables de l’ex-Séléka d’entretenir des liens avec le jihad international.

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Mis à jour le 25 décembre 2013 à 18:32

Nourredine Adam, n° 2 du régime et ancien patron de la police politique aujourd’hui dissoute. © AFP

Si Michel Djotodia a appelé à la paix à la veille de Noël, les responsables français s’inquiètent des liens qu’entretiendraient certains cadres du régime centrafricain avec "l’islam combattant", selon les termes d’une source sécuritaire. Un "petit parfum de jihad" qu’exhalerait notamment Nourredine Adam, numéro deux du régime et ancien patron du Comité extraordinaire de défense des acquis démocratiques (Cedad), la police politique aujourd’hui officiellement dissoute. Adam aurait ainsi imposé au sein du Conseil national de transition (CNT) la présence d’Omar Goni, un imam de Bangui connu pour ses prêches extrémistes.