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Politique

Tchad : Zakaria Idriss, le plus en vue des fils Déby Itno

Zakaria Idriss Déby Itno ne laisse voir aucun désir de succéder à son père. © DR

Nommé en mai 2012 directeur adjoint du cabinet civil à la présidence tchadienne, Zakaria Idriss Déby Itno a récemment pris de l'envergure. Il ne lui manque que le bagage militaire pour pouvoir prétendre succéder à son père.

Chef d’état-major particulier adjoint à la présidence, directeur général des grands travaux et des projets présidentiels… Ces dernières années, plusieurs fils du chef de l’État, Idriss Déby Itno, ont été nommés à des postes de confiance. Mais le plus en vue est Zakaria Idriss. Depuis mai 2012, il est directeur adjoint du cabinet civil à la présidence.

À ses débuts, le jeune homme n’a pas fait d’étincelles. Après trois années d’études en relations internationales à Tunis, il a été propulsé en 2010 à la direction générale de Toumaï Air Tchad. Mais malgré le soutien financier de l’État, la compagnie nationale n’a pas réussi à redécoller. En juillet 2012, après un contrôle de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci), elle a même perdu son certificat de transport aérien, c’est-à-dire le droit de faire voler des avions.

Régler des problèmes d’agenda ou d’intendance

Ce n’est qu’après son arrivée au cabinet civil de la présidence que Zakaria Idriss Déby Itno a pris son envol. Aujourd’hui, son père l’appelle souvent pour régler un problème d’agenda ou d’intendance. Il écoute ses conseils et lui demande parfois de l’accompagner à des audiences, notamment aux rencontres avec les leaders politiques tchadiens. Président d’honneur de la jeunesse du Mouvement patriotique du salut (MPS), Zakaria est le seul enfant de la famille Déby qui touche à la politique. Mais au sein du parti au pouvoir, ce poste n’est qu’honorifique. Et ce jeune homme discret ne laisse voir, pour l’instant, aucun désir de briguer un jour la succession. Dans un pays où le pouvoir est au bout du fusil, son frère Mahamat Idriss, 29 ans, numéro deux des forces tchadiennes envoyées au Mali, aurait davantage le profil de l’emploi.

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