Économie

Transport aérien : « Toutes les compagnies devront passer par une hausse des tarifs »

Selon Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair, faire face à l’augmentation du prix du carburant sans décourager la reprise du trafic représente un exercice délicat pour les compagnies aériennes.

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Mis à jour le 23 mai 2022 à 12:35

Pascal de Izaguirre, PDG de la compagnie aérienne Corsair. © Gilles ROLLE/REA.

Après la Société de manutention de carburants aviation (Smcady), fournisseur en carburant de l’aéroport international Blaise-Diagne au Sénégal, qui afaire face à la fin avril à une pénurie de kérosène, c’était au tour de SEP-Congo. Chargée de la logistique pétrolière en RDC, l’entreprise a lancé l’alerte le 16 mai, expliquant devoir recourir à un contingentement strict de sa fourniture en carburant du fait de la tension sur les stocks, provoquant l’annulation de plusieurs vols à l’aéroport de Kinshasa.

Au Nigeria, si les opérations aériennes sont pour l’instant maintenues, l’inquiétude monte également. Il faut dire qu’avec un baril de pétrole à plus de 110 dollars (en hausse de près de 73 % sur un an), le secteur aérien doit se livrer à exercice d’équilibriste pour faire face aux conséquences de la guerre en Ukraine. Jeune Afrique a interrogé Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair, qui