Politique

Afrique de l’Ouest : le G5 Sahel est-il en état de mort clinique ?

C’était l’une des organisations régionales qui échappaient encore à la critique des colonels putschistes. Mais, dimanche 15 mai, le Mali a annoncé son retrait, car on lui en refusait la présidence.

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Mis à jour le 23 mai 2022 à 09:22

Un soldat de l’armée malienne avec le G5 Sahel à Sevare, le 30 mai 2018. © SEBASTIEN RIEUSSEC/AFP

« Avec le départ du Mali, le G5 Sahel n’existe plus. Il n’y aura pas de G4 Sahel », déplore un haut responsable de la région. Ce dimanche 15 mai, sanglé dans un uniforme militaire, le colonel Abdoulaye Maïga a annoncé, avec sa tête des mauvais jours, le retrait du Mali « de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris la force conjointe ». Bamako se plaint d’avoir été empêché de prendre la tête de l’organisation en février dernier et dénonce « des manœuvres d’un État extrarégional visant désespérément à [l’]isoler ». Une accusation qui vise sans nul doute la France, avec laquelle les relations se distendent profondément depuis plusieurs mois, conduisant même à un retrait des forces de l’opération Barkhane du Mali.

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La rupture s’est en effet jouée autour de la question de la présidence du G5 Sahel. Attribuée selon les statuts de façon tournante, elle devait revenir au Mali après