Économie

En Centrafrique, quel avenir pour le mobile money face au bitcoin ? 

L’adoption de la cryptomonnaie, qui repose sur la technologie blockchain, menace une partie des transactions en mobile money. Peuvent-elles coexister ?

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Mis à jour le 9 juin 2022 à 11:48

Les opérateurs télécoms, comme Orange ou Telecel, détiennent actuellement le monopole des transferts de fonds entre utilisateurs, via Orange Money ou Pâtâ Biani. © ISSOUF SANOGO/AFP

Moins de 30 000 dollars. C’est le cours auquel stagne le bitcoin depuis le 10 mai. Dans ce contexte, les autorités centrafricaines sont-elles toujours aussi sereines quant à leur choix d’en faire une monnaie officielle dans le pays ? Impossible de le savoir.

La légalisation du bitcoin pose aussi la question du devenir des opérateurs télécoms, comme Orange ou Telecel, qui détiennent actuellement le monopole des transferts de fonds entre utilisateurs, via Orange Money ou Pâtâ Biani. Peuvent-ils coexister avec l’échange de cryptomonnaie ? Directrice de la zone Afrique francophone chez Binance, une plateforme d’échanges de crypto-actifs basée aux États-Unis, Carine Dikambi estime que oui. « Le mobile money est l’outil principal des échanges locaux, tandis que la cryptomonnaie facilite surtout les paiements transfrontaliers », observe-t-elle.

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