Politique

RDC : l’Évangile selon Papa et Maman Olangi

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Près de 50 000 adeptes viennent suivre leurs enseignements toutes les semaines.

Près de 50 000 adeptes viennent suivre leurs enseignements toutes les semaines. © DR

Ce couple de prédicateurs congolais (RDC), pourfendeur du divorce et de la sorcellerie, est vénéré par des dizaines de milliers d’adeptes.

Ce couple est devenu une institution. Élisabeth Wosho, 63 ans, et Joseph Olangi, 65 ans, sont à la tête de l’une des Églises pentecôtistes les plus populaires d’Afrique. Son nom ? Le Ministère du combat spirituel. La doctrine est inspirée des enseignements de l’Américain T. L. Osborn, un prédicateur évangélique controversé. Aux yeux du couple Olangi, le diable est au centre de tout : il serait responsable de tous les maux de la société dont, bien entendu, la pauvreté, le chômage, la stérilité et le célibat. Même les pratiques ancestrales, assimilées à de la sorcellerie, sont pointées du doigt. Pour s’en délivrer et « combattre tous ces liens », le jeûne et la prière sont recommandés aux adeptes, tandis que nombre d’ »enfants sorciers », tenus coupables de certains malheurs survenus dans les familles, sont mis à l’index par les pasteurs.

Les femmes apprenaient comment se tenir dans le mariage

Dès le départ, à la fin des années 1980, le message délivré par Élisabeth Wosho a séduit les femmes, premières cibles de son évangile. À l’origine, la mission de « Maman Olangi » consistait à proposer ses solutions aux problèmes de couple dans le cadre d’une structure qu’elle avait créée, la Communauté internationale des femmes messagères du Christ (CIFMC). Elle-même racontait avoir été « liée par l’esprit de divorce », un démon qu’elle avait dû combattre pour sauver son mariage. À la CIFMC, les femmes apprenaient surtout comment se tenir dans le mariage. Élisabeth Wosho a par la suite commencé à faire des voyages de prédication à l’extérieur du pays et, après quelques hésitations, « Papa Olangi » a fini par rejoindre sa femme.

Avec la réussite que l’on sait. Aujourd’hui, le couple est littéralement vénéré : ses fidèles, hommes et femmes gagnés à travers le monde, se prosternent devant lui. Et l’affaire est devenue très lucrative. « À Kinshasa seulement, ils sont près de 50 000 adeptes à venir chaque dimanche suivre les enseignements du couple, sans compter ceux qui participent aux autres cultes organisés par l’Église à travers la ville », relève un observateur. Les Olangi, dont le patrimoine immobilier en Afrique du Sud et au Bénin, entre autres, n’est plus un secret, seraient l’un des couples de pasteurs les plus riches du continent.

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