Politique

Maroc : terrorisme, Sahara, États-Unis… Ce qu’il faut retenir du sommet de Marrakech

Le 11 mai, le Maroc organisait à Marrakech la 9e réunion de la Coalition internationale contre Daech. L’occasion pour le royaume de faire avancer son agenda sur le Sahara occidental et pour les États-Unis, coprésident du sommet, d’étendre leur influence sur le continent.

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Par et - envoyé spécial à Marrakech
Mis à jour le 13 mai 2022 à 17:49

Les ministres présents au sommet de la Coalition mondiale contre Daech, à Marrakech, le 11 mai 2022. © Jalal Morchidi/EPA/MAXPPP

« Un succès à plusieurs titres. » C’est ainsi que le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a qualifié la réunion interministérielle qui s’est tenue mercredi 11 mai à Marrakech, à laquelle ont participé plus de soixante-dix pays, dont une quarantaine étaient représentés directement par leur ministre des Affaires étrangères.

Créée en septembre 2014, la Coalition mondiale contre Daech est composée de 84 membres et a pour but, comme son nom l’indique, de contrer l’influence de l’État islamique (EI) et, plus largement, de lutter contre tous les groupes terroristes à travers le monde.

Une première pour l’Afrique

Cette 9e édition, qui se déroulait pour la première fois en Afrique, était coprésidée par le Maroc et les États-Unis. En l’absence du chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, qui a contracté le Covid-19 quelques jours avant le début de l’événement, l’intérim a été assuré par la sous-secrétaire d’État américaine chargée des Affaires politiques, Victoria Nuland.

La tenue de cette réunion à Marrakech a permis aux responsables marocains de rappeler à plusieurs reprises la volonté du royaume d’être à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme en Afrique et dans le monde, notamment en Europe, via ses services de renseignement. Par ailleurs, le sommet s’est soldé par l’intégration du Bénin, 85e pays à rallier la coalition.

La violence terroriste aurait conduit au déplacement de plus de 1,5 million de personnes vers l’Afrique de l’Ouest

Le continent est devenu, ces dernières années, une cible de plus en plus privilégiée des groupes terroristes. Une tendance renforcée par l’instabilité chronique de certaines régions, comme le Sahel.