Économie

Maroc, Burkina, Sénégal : la révolution solaire est en marche

La course au développement et à la construction de centrales solaires bat son plein sur le continent. D’alliances stratégiques en levées de fonds, la concurrence entre investisseurs se joue sur plusieurs fronts.

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Mis à jour le 31 mai 2022 à 11:29

La centrale solaire de Ouarzazate, également appelée centrale de Noor, située dans la région du Drâa-Tafilalet, au Maroc. © Getty Images

Toute l’industrie de l’énergie solaire retient son souffle ! Depuis quelques semaines, le bruit court avec insistance : Bboxx, le fournisseur britannique de services hors réseau, serait sur le point de racheter la cleantech ghanéenne PEG Africa. Selon des informations de la presse spécialisée, démenties par aucune des deux sociétés, le montant du deal tournerait autour de 200 millions de dollars. Un chiffre rarement atteint pour ce type d’opération dans le secteur. Début mai déjà, c’est l’américain Sun King, fournisseur de kits solaires destinés à une utilisation domestique, qui avait atteint un autre record en bouclant un tour de table de 260 millions de dollars pour accélérer son développement et déployer ses activités en Asie et surtout en Afrique.

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De l’Égypte à l’Afrique du Sud, en passant par le Maroc, le Sénégal, le Burkina Faso ou encore le Togo et le Kenya, le secteur du solaire est en pleine ébullition. Les projets de centrales solaires photovoltaïques reliées au réseau national et les systèmes hors réseau poussent en grappes sur le continent, où le soleil est quasi inépuisable. Ainsi au Maroc, malgré un bilan contrasté lié à la gestion complexe du gigantesque projet solaire Noor Ouarzazate (580 MW), l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) garde dans sa ligne de mire l’ambition royale : porter la part des énergies renouvelables à hauteur de 52 % de son mix énergétique d’ici à 2030. Pour ce faire, sept concessions ont été débloquées en faveur de quatre producteurs indépendants d’électricité (IPP) dans le cadre du programme Noor PV II. Le marocain Taqa, le français Voltalia, l’émirati Amea Power et Enel Green Power, filiale du géant italien Enel, auront pour mission de développer une capacité solaire photovoltaïque de 333 MW.

Fortes prévisions de croissance