Économie
Le président burundais Evariste Ndayishimiye tient le drapeau national lors de sa cérémonie d’investiture à Gitega, le 18 juin 2020. © CHINE NOUVELLE/SIPA.

Cet article est issu du dossier

Burundi : petit État, grandes ambitions

Voir tout le sommaire
Économie

Burundi : le nickel, une manne encore inaccessible

Ce minerai dont le sous-sol burundais regorge pourrait provoquer un afflux de devises. À condition de parvenir enfin à l’extraire.

Réservé aux abonnés
Mis à jour le 31 mai 2022 à 12:46

Le port de Dar es-Salaam, en Tanzanie, situé à 1 500 km de Bujumbura, assure l’essentiel du trafic de marchandises depuis et vers le Burundi. Ce qui rend le coût du transport prohibitif. © XINHUA-REA

Début mars, quelques jours après le début de la guerre en Ukraine, le prix de la tonne de nickel avait déjà atteint plus de 100 000 dollars sur le marché londonien des métaux, le London Metal Exchange, LME. Une mauvaise nouvelle pour l’industrie mais une divine surprise pour le petit Burundi, l’un des pays les plus pauvres du monde en revenu par habitant mais dont les géologues estiment qu’il possède entre 3 et 6 % des réserves mondiales de ce minerai.

À Lire Dette : retour du FMI au Burundi, petit PIB au fort potentiel

Aussitôt, entrepreneurs et dirigeants politiques se sont enflammés : et si le nickel, dont la présence dans les sous-sols est connue depuis des décennies, était la manne qui allait permettre de financer les ambitieux plans de relance du Burundi ?

Des gisements inexploités