Politique

RDC – Élection des gouverneurs : la coalition présidentielle remporte la majorité des provinces

Les partisans du président Félix Tshisekedi ont remporté vendredi l’élection des gouverneurs dans onze des quatorze provinces concernées par ce scrutin, selon les résultats officiels de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de la République démocratique du Congo.

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Mis à jour le 7 mai 2022 à 11:12

Félix Tshisekedi à Kinshasa, le 13 décembre 2019. © Robert Carrubba pour JA

Les candidats de l’Union sacrée de la nation – coalition politique constituée autour de Félix Tshisekedi – ont gagné dès le premier tour dans onze provinces, selon des résultats publiés à la télévision d’Etat RTNC. Parmi les gouverneurs élus figurent trois femmes : Ritha Bola pour la province de Mai-Ndombe (sud-ouest), Isabelle Kalenga dans le Haut-Lomami et Julie Ngungwa au Tanganyika (sud-est). Le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila a gagné un seul poste de gouverneur au Maniema (est).

Un second tour doit être organisé lundi dans les provinces du Kongo central (sud-ouest) et de la Tshopo (est) pour départager les deux candidats arrivés en tête, a annoncé la Ceni. Les anciens gouverneurs de ces quatorze provinces – sur les 24 du pays – étaient majoritairement membres du FCC. Ils ont été destitués par les Assemblées provinciales qui les ont accusés de divers méfaits (mauvaise gestion des ressources provinciales, corruption, incompétence, etc).

Divorce

Ces destitutions sont intervenues en décembre 2020, après que le président Tshisekedi a mis fin à la coalition qu’il formait avec le FCC, après deux ans de cogestion conflictuelle du pays. Le FCC majoritaire dans les Assemblées nationale et provinciales avait alors dénoncé des règlements de compte politique. Tous les recours devant les tribunaux ont confirmé ces destitutions. Félix Tshisekedi est au pouvoir depuis janvier 2019. Après deux ans en fonctions, il a renversé la majorité dans les deux chambres du Parlement, désigné un nouveau Premier ministre et nommé des proches à la tête de différentes institutions politiques, judiciaires et économiques.

La prochaine élection présidentielle est censée se tenir fin 2023. Le chef de l’État a déjà exprimé sa volonté de se représenter. En début de semaine, l’ancien Premier ministre Augustin Matata (2012-2016), qui a créé son parti politique, s’est aussi déclaré candidat.

Avec AFP