Politique

Mali : la junte d’Assimi Goïta réclame la fin des accords de défense, la France s’y oppose

Bamako a franchi un nouveau cap dans son conflit avec Paris en demandant la révocation des accords de défense entre les deux pays. Une décision qualifiée « d’illégitime » par le chef d’état-major des armées françaises.

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Mis à jour le 4 mai 2022 à 15:19

Décollage de la base opérationnelle avancée de Gossi, le 14 avril 2022 Un membre opérationnel de soute (MOS) du GTD-Aérocombat à bord d’un hélicoptère d’assaut NH90 « Caïman » scrute l’horizon après un décollage de la BOA (base opérationnelle avancée) de Gossi, le 14 avril 2022 © Tanguy Vabatte

Entre Paris et Bamako, le divorce se joue désormais sur plusieurs fronts. Dans une note verbale confidentielle adressée lundi 2 mai au chargé d’affaires de l’ambassade de France à Bamako, la junte au pouvoir au Mali a dénoncé les accords de défense conclus depuis 2013 avec la France et ses partenaires européens de la force Takuba.

Déplorant « une détérioration profonde de la coopération militaire avec la France », Koulouba reproche à Paris de « multiples violations de l’espace aérien malien, opérées par des aéronefs militaires français, au mépris de l’esprit du Traité de coopération en matière de défense » et dit regretter « l’absence de réponse aux demandes de révision du traité de coopération » formulées par Bamako en décembre dernier auprès du ministère des Armées français.

La junte souhaite révoquer trois textes majeurs qui régissent l’intervention française au Mali

Selon nos informations, celle-ci concernait la révision de plusieurs dispositifs figurant dans le traité de coopération militaire signé en 2014. Le Mali a notamment manifesté sa volonté de changer la loi qui encadre le stationnement des forces françaises au Mali et celle qui lie les deux pays en matière de renseignements.

Lourdes conséquences